Au Zimbabwe, une nouvelle loi autorise les jeunes filles enceintes à poursuivre leurs études

Selon l'UNICEF, l'éducation est un droit reconnu à chaque fille et garçon. Il s’agit également de garantir un apprentissage de qualité, des opportunités inclusives d’apprentissage, une meilleure qualité de vie pour chaque enfant et un monde meilleur pour tous. Actuellement, dans les pays en développement, environ 12 millions de filles âgées de 15 à 19 ans et au moins 777 000 filles de moins de 15 ans donnent naissance chaque année (OMS, 2020). Face à cette tendance, les grossesses précoces pourraient représenter une menace à la réalisation de l'ODD4. Comme l'a dit le Dr James Emman Kwegyir Aggrey, "Eduquer un homme, c'est éduquer un individu mais éduquer une femme, c'est éduquer toute une nation". Une femme éduquée peut transmettre l'éducation qu'elle reçoit de génération en génération. Par conséquent, la scolarisation des filles enceintes et l'élimination des punitions corporelles contribueront à améliorer le système éducatif pour le développement de la nation.  
 
Au Zimbabwe, la situation demeure préoccupante. Ainsi, dans un article publié par Robert Tapfumaneyi le 12 mai 2019, le FNUAP révèle que 10,3 % des adolescentes en milieu urbain et 27,2 % en milieu rural commencent à avoir des enfants, tandis que 33,6 % des adolescentes issus de familles pauvres et 6, 1 % du quintile le plus riche ont déjà des enfants. " (Journal du Zimbabwe)
 
Compte tenu de ce fait et suite au plaidoyer intense des syndicats de l'éducation et de la société civile, le gouvernement du Zimbabwe a révisé l’Acte portant sur l'éducation, afin que les filles enceintes puissent continuer d’aller à l’école. 
 
La loi modifiée interdit également toute forme de punition corporelle et toute exclusion des élèves pour non-paiement des frais de scolarité.
 
Les affiliés de l'IE, notamment le Syndicat des Enseignants du Zimbabwe (ZIMTA) et le Syndicat des Enseignants Progressistes du Zimbabwe (PTUZ) ainsi que des pédagogues considèrent l’Acte comme une législation progressiste et saluent les révisions apportées. Le syndicat ZIMTA soutient les dispositions de la nouvelle loi et précise que la plupart de leurs préoccupations ont été prises en considération. De plus, il souligne que les punitions corporelles agrémentent les violences sociales et que c'est une bonne chose qu'elles soient éliminées du système éducatif et que l'inclusion des filles enceintes permettra de promouvoir les droits de la petite fille.
 
Le syndicat PTUZ salue les modifications et rappelle que la nouvelle loi protègera les droits des filles. Il souligne aussi que le gouvernement doit s'engager dans un dialogue durable avec les syndicats de l'éducation. 
 
L'IERAF applaudit aussi ce changement positif, étant donné qu’il contribuera à promouvoir l'égalité des sexes et la réalisation du droit à une éducation de qualité pour tous.
 

[Fri, 28 Aug 2020 13:33:00 +0200] | DIGG CETTE

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