Irak : les syndicats d’enseignants réclament des améliorations dans le secteur de l’éducation

Le KTU a demandé aux autorités publiques du Kurdistan :
  • De ne pas consentir au retour des enseignant·e·s en classe, sans garantie de conditions de santé et de sécurité satisfaisantes.
  • De payer les salaires des enseignant·e·s sans déduction.
  • De mettre en place un système de promotion.
  • De commencer à octroyer des logements aux enseignant·e·s.
  • De nommer officiellement des éducateur·trice·s en fonction des besoins et des exigences des chef·fe·s d’établissements.
 
L’approbation du projet de loi
 
Le syndicat d’enseignants a également réclamé l’approbation par le Parlement du Kurdistan, du projet de loi relatif à la protection des droits des enseignant·e·s et au respect de leurs efforts et de leur engagement. Ce projet de loi avait été soumis par le KTU au président du Parlement national et au Comité de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, il y a deux ans.
 
« Toutefois, cela implique d’allouer les budgets nécessaires, car à ce jour, ce qui a été fait n’améliore aucunement le processus d’éducation ou de l’enseignement supérieur », a déclaré le président du KTU, Abdalwahed M. Haje.
 
L’importance du dialogue social
 
Le KTU souhaite vivement être impliqué dans le dialogue social sur le processus national d’éducation. Haje a accueilli favorablement l’intégration du KTU dans les discussions avec le gouvernement régional du Kurdistan et les institutions, ainsi qu’avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, au sujet de mesures d’amélioration du processus d’éducation et de l’enseignement supérieur. 
 
Ce modèle de dialogue social est employé dans le monde entier, a soulevé le dirigeant du KTU. « Les organisations d’enseignants et les syndicats ont officiellement participé à l’élaboration de programmes et de principes dans le cadre du processus d’éducation et de l’enseignement supérieur, dont les résultats ont été concluants. »
 
Aujourd’hui, plus que jamais, un tel dialogue social est crucial au regard des difficultés engendrées par la pandémie de COVID-19, a affirmé Haje. Davantage de discussions et de consultations devraient être engagées avec les personnes compétentes, notamment les parents, les élèves et les expert·e·s en matière d’éducation afin d’identifier les réponses les plus convaincantes et les plus sûres pour le secteur de l’éducation. Les décisions prises individuellement, de manière unilatérale, risquent « de compromettre et d’entraver le processus d’éducation », a -t-il averti.
 
Les activités de la Journée mondiale des enseignant·e·s
 
Pour célébrer la Journée mondiale des enseignant·e·s (JME), le KTU a organisé un éventail d’activités. Celles-ci comprenaient notamment :
  • La présence du syndicat le 5 octobre, dans la retransmission mondiale organisée par l’Internationale de l’Éducation sur les réseaux sociaux durant 24 heures.
  • Une intervention vidéo sur la situation des enseignant·e·s du Kurdistan et sur les défis auxquels il·elle·s sont confronté·e·s, diffusée dans la partie consacrée à la région Asie-Pacifique
  • La présentation du message du KTU pour la JME, relayé le 6 octobre par les responsables de branches durant les manifestations.
  • La publication par le syndicat de nombreux messages/discours sur l’importance de la JME et ses félicitations adressées aux enseignant·e·s sur les réseaux sociaux.
  • Le déploiement de plusieurs bannières mettant en exergue la lutte civile au Kurdistan et les droits des enseignant·e·s.
  • De nombreux hommages rendus à des enseignant·e·s à la retraite. 
  • Des visites dans des fondations publiques et des centres de soins par des responsables syndicaux afin de témoigner leur reconnaissance aux travailleur·euse·s et de les remercier pour les efforts consentis pendant la COVID-19.

[Thu, 15 Oct 2020 16:25:00 +0200] | DIGG CETTE

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